L’illégalité et l’arbitraire dans la République

Aujourd’hui, 24 décembre une délégation composée de Jean Vuillermoz, président du Groupe communiste au Conseil de Paris, Catherine Gégout, conseillère de Paris, Fernanda Marrucchelli, membre du Conseil National du PCF et Suzy Lornac, membre du collectif ” Migrations et citoyenneté ” s’est rendue au 218 rue d’Aubervilliers (Paris19e) au Centre de réception des étrangers. Ce Centre reçoit les demandeurs d’asile dans des conditions d’accueil déplorables.

Ce que nous avons vu nous choque et nous indigne. Seulement 20 à 30 personnes primo-arrivants, parmi une foule d’une centaine, sont reçues selon les directives officielles pour simplement retirer un premier formulaire de demande d’asile. Les autres sont obligés de reprendre la file d’attente et de passer une nuit, voire plusieurs sous la pluie et le froid.

Or, la loi du 25 juillet 1952 relative à l’asile impose que les demandeurs d’asile soient reçus “sans délai”, alors qu’ils demandent la protection garantie par la Convention de Genève. Le Conseil d’Etat a toujours confirmé cette exigence.

Le personnel d’accueil de la préfecture, en nombre très insuffisant, travaille dans des conditions qui ne permettent pas un accueil de qualité et de respect de la personne humaine. Ces étrangers désemparés n’ont même pas d’informations fournies dans leur langue ! La situation de ce Centre montre bien comment les pouvoirs publics construisent les politiques sur les migrations et sur l’asile basées sur l’illégalité et l’arbitraire.

Il est temps de construire d’autres solidarités, une autre politique des migrations fondée sur l’égalité des droits.

Les communistes demandent que cesse cette situation effroyable et que des Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) en nombre suffisant et avec un personnel formé soient ouverts.

Ils demandent aussi l’ouverture des centres d’information pour les étrangers primo-arrivants afin que les personnes puissent décider en connaissance de cause de leur avenir, dans des conditions dignes. Ils demandent que soit garanti le droit à l’hébergement et le rétablissement du droit au travail pour les demandeurs d’asile.