Depuis 2005, le nombre des mineurs afghans, irakiens, ou iraniens que l’on peut rencontrer abandonnés à leur sort à proximité des gares de l’Est et du Nord a considérablement augmenté. Ils étaient près de 450 l’an dernier et plus de 470 depuis décembre 2006.
Ils fuient des situations de guerre et d’atteintes majeures aux libertés fondamentales dont la réalité ne peut être contestée. Quelle que soient les causes de leur exil, ce sont des mineurs isolés privés de toute prise en charge et, de ce fait, exposés à quantité de dangers. Le dispositif parisien de mise à l’abri des mineurs isolés étrangers laisse chaque jour à la rue de nombreux jeunes. Ils doivent ainsi dormir dans les rues et dans les parcs du 10ème arrondissement. Ils étaient 25 dans la rue le lundi 25 novembre.
Les acteurs de la protection de ces jeunes - Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale, l’Aide Sociale à l’Enfance du département de Paris, l’association France Terre d’Asile plus spécialement chargée du repérage et de la mise à l’abri des jeunes présents dans le 10ème, n’ont pris aucune mesure sérieuse pour faire face à cette situation. Les associations dénoncent cette violation inadmissible de la réglementation française et de la convention internationale des droits de l’enfant et exigent que les mesures nécessaires soient prises pour assurer la protection de ces mineurs en danger.


